La recherche de la Société canadienne de la SLA : au bord d’une nouvelle frontièreTORONTO, le 2 mai 2013 /CNW/

jeudi 2 mai 2013
par  André Boucq
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Des années d’engagement indéfectible du Canada visant à faire progresser la recherche à risque et à potentiel élevés portent leurs fruits dans la lutte contre la sclérose latérale amyotrophique (SLA), couramment appelée maladie de Lou Gehrig. Les scientifiques canadiens sont des acteurs majeurs sur la scène internationale en termes de découvertes, de productivité, de collaboration dans le cadre d’essais cliniques et de contribution à la science. Selon le nombre de publications évaluées par des pairs per capita, les scientifiques canadiens sont des leaders parmi les chercheurs des pays du G8.

Du 4 au 6 mai, des chercheurs du monde entier et des membres du milieu de la recherche de la Société canadienne de la SLA partageront leurs dernières conclusions à l’occasion du forum sur la recherche de la Société canadienne de la SLA. Le champ couvert par la recherche s’étend de la découverte génique aux essais cliniques. En étoffant le milieu scientifique et en tirant parti des nouvelles technologies, le rythme des découvertes a augmenté de manière exponentielle. Les progrès réalisés récemment comprennent les suivants :

Découverte et thérapie géniques

« Notre découverte d’un nouveau gène responsable de la SLA héréditaire aura une incidence sur la façon dont la maladie est étudiée dans le monde entier », a déclaré le Dr Michael Strong, doyen et professeur d’université distingué, École de médecine et de dentisterie Schulich de l’Université Western Ontario. « Cela nous aidera à comprendre le mécanisme entraînant la mort des motoneurones chez les personnes atteintes de SLA. »

Au cours du forum, le Dr Cristian Droppelmann, travaillant au laboratoire du Dr Strong, montrera dans quelle mesure l’effet de ce gène sur les motoneurones constitue maintenant une cible pour des traitements potentiels et un facteur modifiant les pratiques cliniques.

Le Dr Charles Krieger, clinicien de la SLA pour le Vancouver Coastal Health et professeur agrégé à l’Université Simon Fraser, examine une nouvelle méthode de thérapie génique pour le traitement de la SLA. En remplaçant des cellules de la moelle osseuse par de nouvelles cellules renfermant des gènes potentiellement protecteurs, il espère que la réaction naturelle de l’organisme, consistant à transporter ces cellules vers le siège de la maladie, produira des effets protecteurs. Kyle Peake, chercheur postdoctoral au laboratoire du Dr Krieger, fera une présentation par affiches au forum. Il a récemment reçu une bourse de recherche de la Société canadienne de la SLA afin de poursuivre ses travaux.

Essais cliniques

« Le Réseau canadien de la recherche sur la SLA, alliance à l’échelle nationale de cliniques sur la SLA appelée CALS, a récemment augmenté le nombre et la portée des essais cliniques pour nos clients », a déclaré la Dre Angela Genge, directrice de la clinique de SLA, Institut et Hôpital neurologiques de Montréal. « Pour la toute première fois, le CALS effectuera au moins trois essais multicentriques sur des traitements expérimentaux. Deux de ces essais seront des études multinationales de premier plan. »

Le Dr Lorne Zinman de l’Institut de recherche de Sunnybrook est directeur du CALS. Grâce au nombre croissant d’essais cliniques menés au Canada, les membres du Réseau espèrent découvrir d’autres axes de recherche et de nouveaux traitements contre la SLA.

Le Dr Lawrence Korngut du Registre canadien des maladies neuromusculaires anime une séance sur les pratiques cliniques exemplaires. Il considère le CALS comme un modèle international pour la collaboration en recherche et comme un outil pour approfondir les études cliniques sur la SLA.

L’année dernière, la Société canadienne de la SLA a versé environ 1,6 million de dollars pour soutenir de multiples projets de recherche au Canada. « Grâce au soutien de milliers de Canadiens, nous avons pu poursuivre notre engagement visant à découvrir de meilleurs traitements et, à terme, un remède contre la SLA », a déclaré Lindee David, chef de la direction de la Société canadienne de la SLA.

La Société canadienne de la SLA

Fondée en 1977, la Société canadienne de la SLA est le seul organisme de santé bénévole au pays à se consacrer uniquement à la lutte contre la SLA et au soutien des personnes atteintes. Il s’agit du principal organisme sans but lucratif à mener des activités sur la scène nationale afin de financer la recherche sur la SLA et d’améliorer la qualité de vie des Canadiens atteints de cette maladie. La SLA est une maladie mortelle qui évolue rapidement et peut toucher n’importe qui à n’importe quel âge. Pour en savoir davantage sur la SLA, veuillez consulter le site Web de la Société à l’adresse www.als.ca.

SOURCE : SLA Canada

Renseignements : Nic Canning Smithcom 647-457-4972



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