“Je serai bientôt SDF”(18/04/2010)

mardi 20 avril 2010
par  André Boucq
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Jean de Bruxelles

Atteint d’une maladie incurable, Jean, 45 ans risque de se retrouver à la rue à la fin du mois

BRUXELLES Jean est invalide à 80 %. Il doit être relié la nuit à un appareil respiratoire.

À 45 ans, l’homme est atteint d’une sclérose latérale amyotrophique, une maladie grave plus connue sous le nom de Charcot, qui provoque notamment la perte de l’usage de ses muscles.

C’est une maladie incurable qui évolue lentement par crise successive. En 2006 il pesait 110 kg. Maintenant, il n’en pèse plus que 80 et souffre de douleurs musculaires insupportables.

Pourtant, au début des années 2000, Jean a tout pour être heureux : un bon boulot dans l’informatique, une femme, une petite fille. Et puis, la maladie est arrivée et tout s’est écroulé. “Je n’ai jamais pris le mauvais chemin, j’ai fait l’Ichec, trouvé du boulot et puis, je suis tombé malade…” Difficile à diagnostiquer, la maladie de Charcot est dégénérative. On lui apprend en 2006 qu’il n’a plus qu’entre trois et 5 ans à vivre.

Aujourd’hui, épuisé par la maladie, ce francophone vivant à Anvers est plus que jamais en sursis. Pour le moment hospitalisé à Edith Cavell, il se sent abandonné de tous. En effet, l’homme qui tient à rester digne, n’arrive plus à payer ses factures avec sa maigre pension de handicapé. “J’ai été victime du cercle vicieux de l’endettement. Si je ne suis pas aidé, je vais devenir SDF dans quelque temps”, s’angoisse Jean.

En effet, ses seuls revenus son une pension de handicapé, “entre 1.000 et 1.400 euros par mois” et il n’arrive pas avec cette somme à payer son loyer, les factures d’électricité – avec un minimum légal de six ampères, Jean ne pourra faire fonctionner son appareil respiratoire et ses frais médicaux.

“Rien que ce mois-ci, j’ai des frais de 350 euros en oxygène”, déplore-t-il. “Je suis à bout, je demande de l’aide. Je vais sans doute me faire expulser de mon appartement à la fin du mois. Et il me faut un appartement pour mon enfant, Charlotte, sinon je vais perdre la garde alternée.”

Il poursuit : “Les huissiers sont après moi, on me ferme toutes les portes. Je ne vois pas de solutions, si ce n’est mourir le plus vite possible. Mais il y a ma fille, et je veux me battre pour mon enfant...”

Nathan Gonze

© La Dernière Heure 2010

Merci Marie-France pour le lien et l’info



Commentaires  (fermé)

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mercredi 25 août 2010 à 20h03, par  algen1

Je découvre seulement cet article qui me touche vraiment beaucoup ! A t-il pu trouver une solution ? Qu’est devenu ce pauvre homme et sa famille ?