Les recherches UCL sur la maladie de Charcot récompensées par la Fondation Médicale Reine Elisabeth

dimanche 7 mars 2010
par  André Boucq
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La Fondation Médicale Reine Elisabeth soutient des chercheurs qui, utilisant des techniques de pointe, se consacrent à l’étude des systèmes nerveux (troubles du développement, traumatismes cràniens, lésions de la moelle épinière, vieillissement cérébral, démences …). Pour la période 2008-2010 une aide substantielle annuelle de presque 0,9 million d’€ a été accordée à 16 équipes universitaires, dont deux de l’UCL.

Visite de la Princesse Astrid à l’UCL

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Princesse Astrid

Les recherches UCL sur la maladie de Charcot récompensées par la Fondation Médicale Reine Elisabeth

La Fondation Médicale Reine Elisabeth finance, tous les trois ans, des recherches en neurosciences, à raison de 2 millions 700 000 €. 16 laboratoires ont été financés en 2008-2010. En sa qualité de présidente d’honneur de la Fondation, la Princesse Astrid visite, chaque année, les labos dont les recherches ont sélectionnées. Le 23 mars 2010, la Princesse visitera l’Institut des neurosciences de l’UCL qui a reçu un financement de 150 000 € pour ses recherches dans le domaine de la sclérose latérale amyotrophique ou maladie de Charcot.

La maladie de Charcot est une maladie neurodégénérative grave qui affecte spécifiquement les neurones qui commandent les muscles. Sa fulgurance est sans appel : les personnes diagnostiquées pour cette maladie ont une espérance de vie limitée à quelques années et les traitements sont d’une efficacité très limitée.

Concrètement, la sclérose latérale amyotrophique s’attaque aux cellules nerveuses qui contrôlent la motricité. La mort de ces neurones entraîne rapidement la paralysie, laquelle s’accompagne d’une fonte musculaire importante. On assiste donc d’abord à une paralysie motrice, suivie d’une paralysie vitale (paralysie des muscles de la respiration et de la déglutition), qui entraîne la mort. Les fonctions intellectuelles ne sont pas affectées, laissant les patients prisonniers dans un corps inanimé.

Au sein de l’Institut des neurosciences de l’UCL, le professeur Emmanuel Hermans (neuropharmacologie) a obtenu un financement de la Fondationpour ses recherches innovantes sur les mécanismes de neuroprotection. L’équipe du professeur Hermans cherche ainsi à comprendre ces mécanismes qui se mettent en place dans l’organisme pour protéger les neurones encore vivants. L’objectif est de réussir à épargner ces neurones afin de limiter l’avancée de la maladie (et donc la paralysie).

Pour parvenir à cet objectif, l’Institut pratique des recherches innovantes sur les cellules souches : l’idée est de corriger l’environnement malade au sein de la moelle épinière afin de ralentir le processus de la maladie, et ainsi, préserver les cellules encore valides.

La Fondation Médicale Reine Elisabeth soutient des chercheurs qui, utilisant des techniques de pointe, se consacrent à l’étude des systèmes nerveux (troubles du développement, traumatismes crâniens, lésions de la moelle épinière, vieillissement cérébral, démences …). Pour la période 2008-2010 une aide substantielle annuelle de presque 0,9 million d’€ a été accordée à 16 équipes universitaires, dont deux de l’UCL. Infos : http://www.fmre-gske.be