régénération neuronale par une équipe de l’Université McGill de Montréal.

samedi 10 octobre 2009
par  André Boucq
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Une percée importante vient d’être réalisée dans le domaine de la régénération neuronale par une équipe de l’Université McGill de Montréal. Le Dr David Colman et ses collègues ont créé des synapses in vitro à l’aide d’une substance artificielle. Cette première est considérée comme un pas de géant dans la réparation des neurones endommagés.

Les chercheurs ont ainsi démontré que les neurones peuvent se développer et créer des synapses (jonctions spécialisées qui assurent la transmission d’informations entre les neurones), grâce au recours à une substance artificielle.

Les neurones ne se régénèrent pas naturellement.

Cette composante artificielle se présente sous forme de billes de plastique recouvertes d’une substance facilitant l’adhésion et attirant les neurones.

À l’heure actuelle, il existe de nombreuses thérapies, toujours à l’étape de la conception, qui visent la restauration de la connexion entre les neurones et les fibres nerveuses sectionnées.

L’approche des chercheurs montréalais est originale dans la mesure où elle contourne la nécessité de forcer les neurones à se régénérer artificiellement sur de grandes longueurs et supprime le besoin de créer une synapse entre eux, deux éléments qui représentent un frein important à la restauration d’un système nerveux endommagé.

Cette percée est le fruit du travail et de l’expertise de 40 scientifiques provenant de différents domaines de recherche.

Leur but ultime est de faciliter la connexion fonctionnelle de cellules nerveuses intactes avec des substrats artificiels et de créer ainsi un modèle qui pourra être utilisé dans des systèmes comprenant des neurones endommagés.

Il s’agit d’un grand défi à relever, mais notre capacité de provoquer sur demande la formation de connexions est un départ très prometteur. Notre cible ultime est de créer une plateforme double favorisant non seulement la régénération des cellules endommagées, mais aussi le rétablissement de leurs connexions fonctionnelles.

— Dr David Colman

Les synapses générées lors de ces travaux sont identiques à leurs équivalents naturels, sauf que le récepteur de la synapse est un plastique artificiel plutôt qu’un neurone ou un tissu cible.

En outre, il s’agit de la première étude, avec ces dispositifs en particulier, qui montre que l’adhésion est l’une des étapes fondamentales du déclenchement de l’assemblage de complexes synaptiques.

Les composantes des synapses ont déjà été induites lors d’études similaires par le passé, mais leur fonctionnalité n’a jamais été prouvée.

Les chercheurs espèrent disposer dans les cinq prochaines années d’un procédé qui pourra transmettre directement des signaux cellulaires naturels depuis le neurone vers une matrice artificielle comprenant un mini-ordinateur qui communiquera par réseau sans fil avec des tissus cibles.

La découverte est l’objet d’un article le Journal of Neuroscience qui en fait également sa une. .

Merci Jean Marc


Commentaires  (fermé)

Logo de Jessica CARDINE
dimanche 6 décembre 2009 à 17h56, par  Jessica CARDINE

Bonjour, Maman a une sla, faites vite, guérissez la, je vous en supplie !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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