Visiter un malade ou un convalescent

mardi 9 août 2011
par  André Boucq
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Visiter un grand malade s’avère une tâche ardue pour bien des gens. Si le patient est à la maison, la situation paraît moins grave et n’incite pas à le visiter autant que s’il était hospitalisé. Cette hésitation à se rendre chez une personne qu’on aime, surtout quand sa santé vacille, est bien normale.

Voici quelques suggestions susceptibles de faciliter la conduite des visiteurs :

- S’il s’agit d’une personne estimée, lui rendre visite même sans être familier (e.g. un collègue de travail)
- Vérifier auprès de ce malade ou de sa famille les moments les plus propices à une visite évitant d’être parmi les nombreux visiteurs d’un jour et les absents du lendemain.
- Se dire que la maladie n’a pas changé la personne qu’elle soit un parent, un de vos enfants ou un ami. Sa personnalité est toujours la même. Éviter de la dorloter ; manifester plutôt du respect. Susciter sa participation aux décisions ; demander ses avis.
- Pour bien des gens, un toucher amical compte parmi les gestes les plus réconfortants. Si ce geste convient au malade et à soi-même, s’asseoir près de lui, lui tenir la main ou lui faire une accolade. Ce contact physique et un regard sympathique en disent plus long que bien des mots.
- De préférence, avoir recours à des questions ouvertes (qui provoquent des réponses plus éclairantes qu’un simple ’oui’ ou un simple ’non’) pour amorcer le dialogue. Par exemple : « Comment vous sentez-vous aujourd’hui ? » , « Que puis-je faire pour vous aider ? »
- Montrer ou donner ce manuel à un membre de la famille ou à un proche pour les aider à mieux comprendre leur nouveau vécu. Un quelconque passage peut servir à aborder le sujet dans un climat rassurant. Un tel livre ne serait peut-être pas lu mais une personne d’un naturel curieux y trouverait plusieurs informations utiles.
- Pas besoin de préparer un discours de circonstance : avouer simplement sa peur de la maladie et la gêne éprouvée en présence d’un malade. Confronté à votre honnêteté, le malade saura peut-être vous aider à surmonter votre inconfort.
- Demeurer soi-même, se comporter comme à l’ordinaire avec cette personne. Normalement peu bavard, ne pas s’astreindre à raconter les récentes blagues entendues au travail. Porté à remémorer les vieux souvenirs et les vieux copains, y aller de bon cœur. Irréductible extraverti, ne pas prendre un air triste et sérieux : les malades ont besoin de la stabilité que famille et amis peuvent offrir en étant eux-mêmes.
- Les malades ont besoin de manifester leur colère, leur frustration et leur désespoir. Ces émotions sont réelles et doivent être extériorisées. Leur maladie n’explique pas tout ; peut-être s’agit-il des traitements reçus, de l’attitude de l’employeur, du silence de vieux amis qui ne se montrent pas ou encore d’un débiteur qui se cache. Offrir son concours s’il peut être utile.
- Il est rarement utile de comparer « son » malade à d’autres personnes qui ont connu le même sort. Cela équivaut à minimiser l’unicité de sa situation et l’exclusivité de ses émotions. • Ne pas cacher ni ses larmes ni ses sentiments : n’existe pas l’obligation d’être fort en toutes occasions ce qui suscite un sentiment de faiblesse chez l’autre. En laissant le malade apporter le réconfort, une relation normale s’établit qui fait du bien à tous.
- Ne pas se dérober derrière un présent ou une jolie carte de « prompt rétablissement ». Le présent, c’est soi !
- L’envoi d’un présent ou d’une carte se justifie par l’impossibilité de se présenter, dans l’intervalle de deux visites pour rappeler au malade qu’on ne l’oublie pas.
- Ne pas prolonger sa visite. Deux courtes visites valent plus qu’une longue, surtout si le malade se fatigue facilement.
- Ne pas oublier les autres membres de la famille. Ceux-là ont aussi besoin de soutien autant moral que pratique pour le transport, la nourriture, le gardiennage et autres courses diverses. Penser à diminuer leur fardeau et offrir une denrée rare et précieuse : du temps libre.

source :Geff


Commentaires  (fermé)

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vendredi 29 janvier 2010 à 20h58, par  André Boucq

http://stephane-granger.fr/index.php
Merci stef pour le lien !
ça me plait + bien, j’espère que d’autre visiteurs iront, c’est conseillé.

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jeudi 28 janvier 2010 à 16h44, par  Stéphane Granger

Suggestions utiles !En espérant que beaucoup de non malades regardent votre site